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Elite Art Gallery

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Dossier de presse




(05-03-2011)


Auteur: Victoria Anghelescu, "Cotidianul"


(05-04-2010)


Auteur: Gianina Ungureanu-Iovanel, Raluca Bara, "Forbes"


(12-03-2010)


Auteur: Mihai PLĂMADEALĂ, "Observatorul Cultural"


Doina Pauleanu a reçu la médaille „Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres“ (24-07-2008)

La directrice du Musée d’Art, Dr. Doina Pauleanu, a reçu, hier soir, de la part de son excellence, l’ambassadeur de France en Roumanie, Henri Paul, la médaille « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres ».
L’événement a eu lieu au siège de l’Alliance Française Constanta, dans la présence d’un public restreint. Docteur ès arts Doina Pauleanu est le premier homme de culture de Constanta à recevoir cette haute distinction, en guise de reconnaissance de  ses  mérites dans le domaine culturel et de sa contribution apportée au développement de la culture française.

L’ambassadeur fraçais a élogié l’activité culturelle de Doina Pauleanu. A son tour, celle-ci a déclaré :
« Pour moi, c’est un moment de grande émotion, car, voila, son Excellence, Monsieur Henri Paul, m’a accordé la médaille « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres ». Je suis émue car cette distinction est la reconnaissance de mon admiration pour l’art  français, que j’ai matérialisée, parce ‘que  ma spécialisation est l’art roumain contemporain et moderne marqué par l’esprit français. D’ailleurs, la connaissance des grands siècles de civilisation et culture m’a renforcé l’admiration que j’avais pour cet esprit d’un distinct raffinement, d’ordre et de beauté. La France a été plusieurs fois la capitale culturelle européenne. En étudiant les œuvres des peintres roumains, il est impossible de ne pas faire référence au milieu culturel français où ceux-ci se sont remarqués, de refaire, en fait, cette zone mystérieuse dans laquelle leurs personnalités artistiques ce sont concrétisées, en contact avec tout ce qui était de nouveau, de bon goût et de moderne dans l’avant garde des arts visuels de Paris »

L’ordre « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres » est une décoration honorifique française, accordée à des personnes qui se distinguent par leurs créations littéraires ou artistiques, ou qui par leur activité contribuent au développement des arts et des lettres en France et dans le monde entier. La médaille « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres » a été crée par Raymond Subes, l’ordre étant constitué le 2 mai 1957, par le Ministère français de la culture.


Cette médaille n’est pas la première reçue par le critique d’art. En 2000, Doina Pauleanu a été décorée par le Ministère Roumain de la Culture et des Cultes, avec l’ « Ordre du Mérite Culturel »,  en titre de chevalier.
Cette haute distinction gratifie, comme a été mentionné par l’homme de culture elle-même, « un exercice d’admiration pour l’art français et pour la peinture roumaine ».
Comme preuve de l’intérêt qu’elle manifeste pour l’art français, nous devons préciser le fait que, actuellement, le  critique d’art Doina Pauleanu travaille à une étude bilingue, en roumain et en français, sur le thème « Bretagne dans la peinture roumaine », étude qui sera accompagnée par un vernissage virtuel.

 

 


Auteur: Mirela Stinga, "Telegraful-Constanta"


(20-07-2008)


Auteur: Cristina Diac, "Jurnalul National"


PROMENADE À TRAVERS UN SIÈCLE D’INSPIRATION (16-03-2008)

Une botte de chardons dans un vase transparent, à côté d’une machine à écrire et  d’une pipe. Une nature morte, à citer le langage anodin des albums d’art.

 


Toutefois, les couleurs et la manière dynamique dont les objets sont placés, la décomposition de l’espace dans des formes géométriques ambiguës, la lumière d’un champ ensoleillé, l’été, tout cela créent un effet quasiment surréaliste. Gellu Naum, Victor Brauner, quelque chose de cet espace me suscite toute une série d’associations secrètes. Effectivement, Naum aurait pu taper à une machine à écrire pareille à  celle du tableau signé par une de ses contemporaines, qui est aussi ma contemporaine. Alma Redingler, née en 1924. Alma Redingler, qui en 1946 recevait le Prix du Ministère des Arts. Ce n’était que deux années auparavant, qu’apparaissait le Couloir du Sommeil, de Naum, avec un portrait signé Brauner.  

 

Un peu plus loin, comme à travers une  fameuse fenêtre française, j’aperçois une petite place, une façade urbaine avec une enseigne faite de lettres d’une autre époque: “téléphones”. Une main inspirée a tracé avec désinvolture  quelques lignes dans la ruelle semi agitée d’il y a un demi-siècle, au milieu des passants indifférents ou bien curieux. Chose certaine, les femmes qui passaient dans la rue portaient des chapeaux aux fleurs ou aux plumes, tandis que les hommes avaient des cannes, des gants et des fleurs au revers. Sanda Saramat, Paysage de Bucarest. Sanda Saramat, née en 1927. Le jeu surréaliste continue, car l’espace où je me trouve a la chaleur et la disponibilité de rêverie, pareil à une maison des grands parents, ayant vécu leur jeunesse entre les deux guerres. Une ondulation de la main du Paul Klee, dont la géométrie spéciale surgit d’un tableau d’Yvonne Hasan, une grande admiratrice et continuatrice de l’artiste. Yvonne Hasan, née en 1925. En 1966, la Revue Française publiait un article d’Yvonne Hasan, à propos de son contemporain, Victor Brauner. On peut lire cet article sur le blog de l’artiste: www.yvonnehasan.ro.
Rassurant, n’est-ce pas?

 

Pour continuer : un coin de verger, comme qui ne peut être vu que dans un rêve qui frise le génie ou la folie. Un tableau de Traian Bradean, né en 1927. En ville, ses œuvres sont vendus  même avec 20.00 EUR,  nous dit  Alexandru Mircea, notre guide à travers l’espace infra réel. Un peu plus loin, dans un registre conceptuel proche, mais poussé à l’extrême, un violet intense, qui baigne des formes bizarres. Ion Pana, né en 1927. “ Peinture abstraite 100%, dit notre guide.  Deux petites filles étaient présentes à l’exposition. Une avouait voir un homme moustachu qui avait pris froid, tandis que l’autre était convaincue que c’était un animal aux ailes.”  Moi, j’étais de même avis qu’ Alexandru, qu’il s’agissait d’une sorte de violet Milka avant la lettre. On continue.

 

Un bouquet réconfortant de nénuphars jaunes, dans lequel je reconnais la perception sur la mosaïque d’Alma Redingler. Ensuite des grues, des chalands, des forêts qui, d’abord, provoquent la rétine d’une manière stridente, afin de  la captiver par la suite et de mieux la garder dans une espèce de calme incandescent. La succession de tableaux finit physiquement, les murs ont épuisé leur générosité. Le voyage à travers le temps, les espaces et les vies passées des princes et des princesses du pinceau, qui, miraculeusement, sont nos contemporains, finit aux confins de 3 D. Mais dans la mémoire persiste une sorte de spirale généreuse, avec des larges boucles entre les deux grandes guerres, une spirale marquée par les témoignages pleins de couleurs et par le talent de ces dix artistes peintres, tous né avant 1930

 

L’entretien avec Alexandru Mir¬cea, notre guide et directeur de programmes à ELITE ART Club UNESCO (l’institution qui a organisé l’exposition), continue. L’exposition est emblématique pour une attitude spécifique au monde artistique des ’20-’50: “La plus parte de ces peintures révèlent quelque chose de très intéressant, à mon avis. Quelque chose qui est propre à l’art roumain moderne (et non pas à celui contemporain)”, trouve Alexandru Mircea. “Il s’agit du fait qu’au delà  des thèmes classiques abordés (généralement nature morte et paysage), on découvre l’assimilation des concepts de l’art les plus spécifiques: l’avant-garde, l’abstraction. Comme dans les tableaux datant des années ’20-’50, appartenant à des collections muséales, derrière la sagesse thématique restent cachés pas mal de cubisme, du constructivisme, d’orphisme et même un peu de surréalisme. A mon avis, cette particularité, si elle n’est pas une forme d’audace artistique, elle est au moins une forme d’originalité.Je pense qu’une grande partie de la valeur de l’art roumain moderne et des peintures de notre exposition sont représentés justement par cette caractéristique. Les peintres présents dans la galerie organisée in house, au siège Elite Art (jusqu’à 20 Avril), représentent une sorte de « pont » artistique, une liaison entre deux périodes importantes pour l’histoire de la peinture roumaine récente. “Dans leurs oeuvres, il y a une continuité stylistique et thématique évidente avec l’art roumain moderne. J’ai le sentiment que cette exposition montre comment peindraient Pallady, Vasile Popescu, Ciucurencu, Petrascu, Michaela Eleutheriade s’ils étaient encore actifs aujourd’hui. C’est cette relation avec l’art ancien qui a suscité l’intérêt des collectionneurs.”

 


Un autre aspect porte sur le fait que les artistes qui exposent ont vécu leur maturité dans les années '50, quand le régime politique posait déjà son empreinte sur tous les domaines sociales, donc aussi sur l’art, qu’il essayait de s’approprier  en tant qu’instrument de propagande. Cela est visible dans le “choix” des thèmes et de la manière de les aborder “et qui proviennent d’une époque où la seule stylistique officiellement approuvée était celle du “réalisme socialiste”. A l’époque, les peintres réalisaient  pour les „Salons”des sujets tels: des fabriques, des sondes, des ouvriers, des scènes de grève, où ils s’efforçaient, pourtant, d’introduire beaucoup de peinture, autant que possible. Parmi tout cela, ils parvenaient parfois à glisser dans les expositions officielles un portrait, une nature morte ou bien un paysage, de ceux qu’ils travaillaient pour eux-mêmes et selon leurs exigences, dans l’atelier”, ajoute Alexandru Mircea.

 


Auteur: Eliza DUMITRESCU, "Jurnalul National"


EN RENOUANT LES FILS D’UNE TRADITION INTERROMPUE (04-07-2006)

J’étais tombé sur le titre d'une exposition, sans y avoir prêté attention : "Peintres roumains d’aujourd’hui à Balcic". Une autre exposition collective, une autre série de paysages, venant d’une partie de Dobroudja longuement fréquentée par les peintres et en général par les artistes d’entre les guerres, je me suis dit.

 

Mais l’artiste poursuit la chimère

 

En regardant de plus près  l’idée des "Peintres roumains d’aujourd’hui à Balcic", j’allais  pourtant voir que les choses n’étaient pas si simples. La tradition d’entre les guerres continue à fasciner d’une manière à part les artistes plastiques. Je ne saurais pas dire si les artistes qui travaillent à Balcic  chaque année y vont pour rencontrer, d’une manière ou autre,  "à travers les modes et le temps”,  Satmari, Cecilia Cutescu Storck, Darascu, Steriadi, Ghiata, Tonitza, Theodorescu-Sion, Petrascu, Ipolit Strambu, Kimon Loghi et tant d’autres. Eux-mêmes, les contemporaines, ne l’avouent pas.
Selon Doina Pauleanu, historienne de l’art et directrice du Musée de l’Art de Constanta (richement paré de Balcics d’entre les guerres), la ville a déclenché une sorte de mode. Dans chaque selon annuelles apparaissaient des paysages de Balcic, à tel point que les critiques de l’époque finissaient par exclamer : "encore un Balcic!". L’historien d’art, Adrian Silvan-Ionescu, constatait pourtant que Balcic était pour les peintres roumains, qui ne s’étaient pas baignés à temps dans la lumière de l’Impressionnisme, une sorte du Sud du France.

 


Comme d’habitude, je dois ajouter que le courant artistique européen est arrivé tard chez nous. Il est vrai que le Balcic de l’époque n’a pas été le paradis des impressionnistes roumains, mais il a réussi à ouvrir une page d’Impressionnisme dans l’œuvre de certains peintres roumains, les plus importants, qui pratiquaient une peinture d’une autre facture . Ce qui s’est emparé de l’œuvre entière de tant de peintres de l’Occident, notamment des Français, c’est-à-dire l’Impressionnisme, a représenté un chapitre de l’œuvre de plusieurs peintres roumains. C’est assez étrange qu’après avoir été rendu aux Bulgares, le Balcic n’est pas devenu un point d’attraction pour les peintres bulgares. Il ne l’est aujourd’hui non plus, quoique dans les bâtiments annexés au château ait longtemps fonctionné une maison de création, aujourd’hui transformée dans un centre culturel.

 

A la recherche du Balcic d’antan

 

Le  Balcic d’aujourd’hui n’a presque rien gardé de ce que nous voyons et savons que le Balcic d’autrefois avait. Jusqu’à, disons, 1970, il gardait toujours des traces visibles d’un Balcic pittoresque, turque et tatare, obstiné à rester un Isarlac figé dans le temps. Aujourd’hui, il n’y a que peu de bâtiments de cette époque. Le communisme bulgare les a remplacés par les bien connus bloques soviétiques, qui se trouvent chez nous aussi, dans des milliers de tristes exemplaires. Seules les collines sont restées les mêmes collines blanches, de chaux et les ruisseaux près desquels la reine Marie a fait construire son château au minaret continuent à couler, comme dans le Lancram de Lucian Blaga.

 

D’ailleurs, la reine Marie a été l’âme de celle colonie d’artistes, que personne n’avait organisée, sauf eux-mêmes, la "sultane" des Tatares étant leurrée ici par un peintre: Alexandru Satmari. Une vie mondaine et artistique a grouillé ici, mais pour très peu de temps : à partir de 1925 et jusqu’à ce que le Cadrilater fût cédé, en 1940. Ses traces se retrouvent avant tout dans la multitude des tableaux appartenant à quelques peintres célèbres, aussi que dans les journaux des écrivains, tel celui de Mihail Sebastian. (Ce dernier notait qu’il voyageait à Balcic en avion.)

 

C’est la redécouverte d’un Balcic chimérique qu’Elite Art Club UNESCO vise, en organisant chaque année, à partir de 2004, une colonie de peinture. En 2004, y ont partcipé: Gabriela Draghici, Ion Draghici, Cristina Ilias, Marilena Murariu (celle à laquelle cette idée est venue à l’esprit), Virgiliu Parghel, Luca Puscasu.  En 2005: Marcel Chitac, Serbana Dragoescu, Silvia Cambir, Marilena Murariu, Emanoil Mazilu, Minu Movila, Mihai Sarbulescu, Dan Palade, Ilie Boca. Leurs peintures peuvent être vues dans le Musée d’Art de Constanta, où Doina Pauleanu leur a accordé un espace à part.

 

Le drapeau roumain aux restaurants bulgares

 

En descendant sur la ruelle–bazar vers le château ("dvoreta") - on est frappé par la présence de plusieurs drapeaux roumains, arborés à quelques restaurants où  on vous invite en roumain d’entrer. Première pensée : et quel tapage on a eu sur le drapeau hongrois exposé pour quelques heures dans une ville transylvaine! D’ailleurs, le fait même que les autorités bulgares permettent cette manifestation artistique roumaine sur un territoire qui a appartenu une fois à la Roumanie est une preuve d’ouverture. Ou bien un signe de compatibilité avec l’Union Européenne. On n’en voit pas beaucoup d’autres d’une manière si évidente.

 

La Côte d’Argent et les peintres d’aujourd’hui

 

La troisième série de la colonie de Balcic s’y trouvait toujours, dans les amples jardins de la reine Marie, lorsque je les ai joints, accompagné par un groupe de journalistes, la semaine passée. Ils étaient en train de finir leur mission, pour ainsi dire. Sont allés à Balcic cette année : Angela Tomaselli, Manolescu Nita Ioan, Ana Ruxandra Ilfoveanu, Felix Lupu, Larisa Astreyn, Mihai Tarus, Tudor Mitroi, Alexandru Andronache. Mme  Mihaela Dragomir, présidente d’EliteArt Club UNESCO a déclaré: "Nous voudrions développer le projet et apporter toujours plus de ce que Balcic  a représenté pour les artistes d’entre les guerres." Mais cela est impossible, parce que ni les artistes, ni la ville ne sont plus comme à l’époque. Pourtant, il y a une autre possibilité: de récupérer spirituellement un espace très proche, qui a fait brièvement partie de notre histoire et qui est à même d’engendrer d’autres œuvres d’art, d’une nature absolument spéciale, comme l’avait déclaré Tudor Mitroi, un des participants à la réunion avec la presse d’aujourd’hui. Un artiste qui s’intéresse aux cartes, Tudor Mitroi a pu appliquer son obsession sur un autre espace, de même façon que, probablement, ceux qui ne l’ont pas avoué l’ont fait.  « En traversant la mer, on change le ciel, non pas l’esprit », disait Eminescu (c’est une citation mémorisée et, donc, il se peut qu’elle ne soit pas exacte).

 

Or, le ciel du Balcic a favorisé tant d’œuvres d’art remarquables, qu’une nouvelle tentative déclanchée par un club UNESCO et par une agence de tourisme, peut être bénéfique. Cet automne, une nouvelle exposition en parlera plus en détails.

 

Un jour, peut-être, quelqu’un va faire sortir un album à ce titre, un équivalent de celui signé par Doina Pauleanu, portant sur les artistes d’entre les guerres qui ont peint Balcic, en ignorant très souvent la mer et en se concentrant plutôt sur les maisons et les visages humains ou bien sur la lumière brûlante des collines de chaux au-dessus de cette ville album, comme l’appelle l’organisateur de la nouvelle série, Elite Art Club UNESCO.

 


Auteur: Nicolae PRELIPCEANU, "Romania Libera"